Le matcha trouve son origine en Chine, mais a été perfectionné au Japon. Dès le VIIIe siècle, du thé vert moulu était utilisé par des moines chinois. Ce sont toutefois les moines zen japonais qui ont développé l’art de la consommation du matcha et l’ont transformé en un rituel méditatif. Au XIIe siècle, le moine Eisai introduisit cette pratique au Japon, où elle se répandit rapidement et s’intégra à la cérémonie du thé japonaise (茶道, Sadō). Cette cérémonie va bien au-delà de la simple dégustation de thé : elle incarne une philosophie de calme, de respect et d’harmonie.
La production du matcha est un processus exigeant et minutieux. Les théiers sont ombragés plusieurs semaines avant la récolte. Cette technique stimule la production de chlorophylle, donnant aux feuilles une couleur vert vif et un goût particulièrement doux et légèrement sucré.
Après la récolte, seules les feuilles les plus tendres sont sélectionnées. Elles sont ensuite étuvées, séchées et débarrassées de leurs tiges et nervures. Ce produit pur est appelé tencha. Celui-ci est ensuite moulu très lentement dans des moulins traditionnels en pierre de granit — environ 30 à 40 grammes par heure — afin d’obtenir une poudre de matcha de haute qualité. Ce procédé délicat permet de préserver au mieux les arômes et les nutriments.
Tous les matchas ne se valent pas : il existe des différences de qualité importantes. On distingue principalement deux catégories :
Les différences régionales jouent également un rôle : des régions comme Uji, Nishio ou Kagoshima au Japon sont réputées pour leur production de matcha et offrent chacune des profils aromatiques et des traditions spécifiques.
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